POLITIQUE



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- 28/01/2022 - 0 Comment(s)

Boycott et Politique de la chaise vide : Quand le CAR recadre l’ANC et la DMK

Le gouvernement togolais dans le souci de maintenir la flamme du dialogue et de discussion entre les acteurs politiques du pays et surtout concrétiser la réalisation des recommandations issues de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), a convoqué une rencontre  d’échanges le vendredi 21 janvier dernier visant à mettre sur pied un cadre permanent de concertation (CPC). Si la majorité des partis politiques ont répondu favorablement à cette initiative saluée par l’opinion nationale et internationale,  l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), malgré les conséquences désastreuses de leur politique de la chaise vide, ont  décliné l’invitation du ministre Bayadowa Boukpessi. Face à cette situation, les disciples du feu Me Agboyibo indiquent les bonnes manières en politique à leurs compagnons de lutte qui caffouillent dans leur décision.            

En effet,  à la première réunion du cadre permanent de concertation (CPC), une émanation de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) ont brillé par leur absence. Mais le Comité d’action pour le renouveau (CAR), un parti politique qui avait quitté la CNAP à ses débuts, était bien présent. Une attitude que plusieurs personnes n’ont pas comprise.
Jean Kissi, qui a représenté ce parti à cette première réunion du CPC, a expliqué le choix fait par son parti.

Le secrétaire national du CAR a estimé que cette attitude est dans la ligne du CAR. « Chaque fois qu’on commence une nouvelle chose, nous venons toujours pour savoir comme on dit, de nous assurer des faits avant de nous inquiéter de la cause. C’est sur la base des faits qu’on décide. Quand on vous appelle, on va dans un premier temps pour écouter et vous avez la chance de savoir de quoi on discute, les raisons pour lesquelles vous pouvez continuer ou ne pas continuer, vous le dites pour qu’on puisse les prendre en compte », a déclaré M. Kissi. Compte tenu de cette ligne politique, il est donc cohérent, a ajouté le responsable du CAR qu’un représentant soit envoyé pour écouter de quoi il est question et prendre la documentation qu’il faut pour aller expliquer au peuple mais aussi juger au niveau du parti si l’allure a changé ou si les choses vont dans la même direction. Le CAR dit avoir profité de sa présence pour entrer en possession de tous les documents et poser les questions qu’il faut.            

« Nous avions juste eu une lettre de convocation qui n’a donné aucune précision. Mais aujourd’hui, nous avons reçu l’acte de création du CPC. C’est un arrêté. Nous avions posé la question, on nous a dit que cela aurait pu être un décret mais compte tenu du sort qui avait été réservé aux autres CPDC, le gouvernement a été prudent en prenant un arrêté. Nous avions demandé aussi une conclusion des travaux de la CNAP  », a mentionné Jean Kissi.

Dans la suite logique des choses, le représentant du CAR précise que le parti va se réunir, faire ses analyses et décider de la marche à suivre. N’est-ce pas une démarche objective et pragmatique d’un parti responsables? Pendant ce temps la démarche est tout autre au niveau de l’ANC et de la DMK qui croient, en boycottant les invitations des autorités, attirer la sympathie de certains togolais ou  diviser pour mieux régner. Mais hélas puisque le peuple n’est pas dupe et les défections au sein de ces partis démontrent clairement que la politique de la chaise vide n’est pas la bonne option. Faut-il le rappeler, l’ANC a pris part aux travaux de la CNAP et n’a quitté la concertation qu’à la veille de sa fin tandis que la DMK a toujours estimé que si elle doit prendre part à des discussions politiques, l’objet des travaux devrait prendre en compte le retour au pays d’Agbéyomé Kodjo. Vivement que ces conseils du CAR apportent du renouveau au sein de ces deux partis dans leur prise de décision.
           

Notons que l’objet de cette 1
ère réunion du CPC est de prendre connaissance de l’arrêté de création et des attributions ainsi que de l’organisation et du fonctionnement du CPC. La prochaine rencontre, selon le ministre Boukpessi, sera consacrée à la mise en place du bureau du CPC qui ouvrira le démarrage effectif des travaux en session.
 

Essobiou A.

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