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UN MORT CHASSEUR

UN MORT CHASSEUR
Publié le : 10/05/2019 commentaire(s) (0)

Il y a des faits réels mais qui sont d’apparence trompeuse. Les populations de Kétchéboua, une localité au nord ouest de la préfecture de Sotouboua ont encore à l’esprit des scènes incroyables orchestrées par un homme pourtant mort et enterré sous les yeux des populations.

Tout le monde le savait mort. Son corps, comme tous les autres qui sont conduits dans ce cimetière, avait été inhumé dans des conditions acceptables. Rien ne laissait envisager que Tozi, comme on l’appelait, aurait une autre vie après la mort. Et pourtant, c’est la triste réalité que les villageois ont vécu la semaine dernière dans ce village. 

Tout aurait débuté par un constat amer sur la tombe du défunt. La veuve de Toziè était allée très tôt le lendemain de l’enterrement pour prononcer sa prière d’adieu. A sa grande surprise, elle constate que la tombe s’était fendillée, laissant un très grand orifice. Elle alerta aussitôt par ses cris de détresse les populations qui prient d’assaut les lieux. On fit recours aux sages de la localité qui, à leur tour, firent appel au puissant féticheur du village d’à-côté.

Ce dernier se dépêcha sur les lieux et constata des réalités bizarres et éminemment horribles. A peine le féticheur était-il reparti que la nuit tombante, les cris commencèrent à fuser dans tout le village.

Des gens auraient vu en personne l’ex-chasseur sillonner le village. Il marchait convenablement comme s’il n’était pas mort. Dans la nuit obscure, l’on pouvait observer son fusil qu’il portait sur son épaule. Bien qu’il n’eût pas agressé personne physiquement, il suscita quand même une grande peur dans les esprits. Les faits les plus graves et les plus irréalistes se produisirent le lendemain matin et loin du village. Un paysan qui était dans son champ, entendit un coup de feu et vit une perdrix tomber à quelques mètres de lui.

Dans sa tentative de récupérer la volaille, il vit en face de lui le défunt Tozi. Celui-ci avait son fusil dans sa main. Pris de peur, le paysan pris la fuite. Il arriva au village très méconnaissable et il fut aussitôt admis au centre de santé où il reçut des soins intensifs. Il fallut des jours de tractations pour que le très célèbre féticheur, appelé à la rescousse, parvînt à neutraliser le revenant, permettant ainsi au village de recouvrer sa quiétude et sa tranquillité.  Incroyable n’est-ce pas ?

B. TALOM

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