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Transport/La charge à l’essieu Le tour de passe de certains transporteurs véreux

Transport/La charge à l’essieu Le tour de passe de certains transporteurs véreux
Publié le : 24/09/2020 commentaire(s) (0)

Le non-respect de la charge à l’essieu, c’est à dire la charge maximale autorisée d’un véhicule de transport routier, impacte négativement les infrastructures routières et est à l’origine de nombreux accidents mortels. Afin d’amener les usagers de la route à l’application du règlement 14 de l’UEMOA, le gouvernement a installé un pèse à essieu à Djéréhoue, à 10 km à la sortie nord d’Atakpamé. Mais certains transporteurs véreux ont trouvé la parade pour contourner la loi et continuer la surcharge.            

Il s’agit de certaines compagnies de transport et des individus véreux qui ont mis en place un dispositif qui leur permet de passer sans problème sur le pont bascule de Djéréhoue.
           

Comment fonctionne le système ? Selon nos recoupements, les gros porteurs communément appelés ‘’Titan’’ quittent le port avec une charge respectant la norme. Une fois en ville à Lomé, et avec des complicités de certains agents du port, ils complètent leur chargement auprès des grands magasins. La complicité de certains agents du port est nécessaire puisqu’à la sortie du port, le véhicule est plombé. Comment remettent-ils les plombs, après la surcharge aussi bien à Lomé qu’à Djéréhoué ?
D’autres transporteurs font directement leur chargement dans des magasins à Lomé. Ce qui leur donne la possibilité de surcharger à volonté au mépris des textes règlementaires.           

Ainsi, à l’approche de Djéréhoué notamment à Notse, Glei ou à Datcha, ces transporteurs véreux déchargent à nouveau les surplus de tonnages dans d’autres véhicules, plombent à nouveau leurs camion avant de passer sur le pont bascule de Djéréhoué, comme si de rien n’était.
           

Pendant ce temps, les camions relais font la route avec eux pour les attendre après le poste de pesage. À la sortie de Djéréhoué, les ‘’Titan’’ retrouvent les camions relais pour reprendre le surplus déchargé.
            C’est une pratique très lucrative pour ces propriétaires de camions de relais mais qui impacte doublement l’économie du pays. L’État en adoptant le règlement 14 de l’UEMOA pour réglementer les tonnages et empêcher les surcharges, a voulu optimiser la gestion des investissements réalisés dans les infrastructures routières. Malheureusement, par ces pratiques, non seulement il y a un manque à gagner au niveau des structures de gestion des sites de pesage au port et à Djéréhoué mais également une réduction de la durée de vie des infrastructures dont les conséquences évidentes sont la dégradation des routes réalisées à coût de milliards.            

Cette pratique est connue de certains acteurs du secteur tels que certains syndicats de transporteurs comme UNATROT. Certains  services du secteur auraient produit des statistiques  autour, mais sont impuissant devant les faits. Certains chauffeurs de ces gros porteurs (Titan), se plaignent des injonctions de leurs employeurs à faire de la surcharge.
           

Mais comme dans ces genres de situation les complicités ne manquent pas, nous avons pu découvrir, selon nos investigations, que c’est en complicité avec certains douaniers et des agents de sécurité routière et d’autres personnes du secteur que ces individus sans  foi ni loi se livrent à ces pratiques.
           

Il appartient au ministère des Transports et des travaux publics de se saisir de cette affaire pour sévir. La durée de vie des infrastructures routières dépend en grande partie de ses surcharges qui défoncent les routes. Il suffit de faire un tour sur les voies de contournement d’Alédjo et Défalé pour s’en convaincre.
 

ADK
                

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