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Sos : Qui pour sauver les employés de la société Handling en détresse ?

Sos : Qui pour sauver les employés de la société  Handling en détresse ?
Publié le : 29/05/2020 commentaire(s) (0)

Grogne des employés de  la société  Handling, opérant à l’aéroport international de Lomé. Accablés par la « surexploitation » et des licenciements abusifs, ces employés brisent le silence en bravant  la terreur à eux imposée par leur employeur et en appellent à l’intervention des plus hautes autorités à leur secours.              

Créée par décret en avril 1997, la Société Togolaise de Handling (ST Handling), la seule société d’assistance des vols au sol, a engagé des centaines d’agents qualifiés et dynamiques afin de bien assurer son cahier de charge vis-à-vis de ses partenaires. Un travail que font à merveille ces agents qui malheureusement subissent  des  traitements déplorables de la part des premiers responsable de ladite société.
           

En effet, les attributions de ces agents sont entre autres : l’enregistrement des passagers, de leurs bagages, le tri des bagages selon leurs destinations, leur chargement à bord des vols, l’embarquement des passagers, le nettoyage dans les avions, la vidange, le parking, le repoussage des avions, le traitement des colis de Fret et les vols cargos (DHL ETHOPIAN AIR France….). Nonobstant le stress, les risques liés à ces travaux  et l’absence de primes (nuits, risques, jours fériés), des employés de la Société Togolaise de Handling (ST Handling) de l’aéroport international de Lomé font permanemment l’objet  d’intimidations et de menaces de licenciement.

«  Tous ces services, nous les offrons à toutes  les compagnies qui viennent à l’aéroport de Lomé. Malgré les chiffres d’affaires importants que réalise cette société, nous travaillons dans des conditions vraiment déplorables. Nous travaillons les nuits sans aucune prime de nuit, nous travaillons dans un lieu à haut risque sans prime de risque non plus, nous sommes au service tous les jours fériés et les weekends sans aucune prime.  C’est dans ce calvaire qu’on nous empêche également  de parler sous peine d’être  virés », s’est lamenté à notre Rédaction un agent de la société Handling sous couvert de l’anonymat.

«  Les licenciements abusifs du personnel nous ont conduits à adhérer à un syndicat, ce qui n’a pas été du goût du DG et du directeur des Opérations qui nous menacent nuit et jour de licenciement », a-t-il poursuivi.

A en croire cet employé, ces deux premiers responsables de la société Handling, hostiles à l’adhésion syndicale de leur personnel, ont organisé des rencontres régionalistes pour demander à leurs frères de se désolidariser de cet esprit de revendication en déclarant en substance : « vous êtes là en tant que portefaix. Quelles meilleures conditions réclamez-vous ? ». Face à cette situation  inadmissible, « nous aimerions passer par votre canal pour dénoncer ces faits abusifs que nous inflige  notre hiérarchie et interpeller par la même occasion les plus hautes autorités de notre pays, les inspecteurs du travail et les associations de la société civile à intervenir pour faire entendre raison à l’administration de la société Handling », a conclu notre interlocuteur visiblement dépassé par les conditions  désastreuses de son lieu de travail.
           

Notons que les préoccupations de ces employés maltraités  se résument à l’amélioration de leurs conditions de travail : respect de la dignité humaine, instauration des primes de risques, d’heures supplémentaires,  de jours fériés, et l’amélioration de l’environnement du travail notamment.
 

Daniel A.

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