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Sommet extraordinaire des Etats de l’Union Africaine à Niamey : La Zone de libre-échange continentale africaine sur les rails

Sommet extraordinaire des Etats de l’Union Africaine à Niamey : La Zone de libre-échange continentale africaine sur les rails
Publié le : 11/07/2019 commentaire(s) (0)

Les pays de l’Union africaine (UA) se sont  retrouvés en sommet extraordinaire le  dimanche 7 juin 2019  dans la capitale nigérienne, Niamey, afin de porter sur les fonts baptismaux la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), qui doit constituer  un pas vers la paix et la prospérité en Afrique. Les 4.500 délégués et invités, dont 32 chefs d’Etat  parmi lesquels le président  togolais Faure Gnassingbé et plus d’une centaine de  ministres  ont pris une part active à cette rencontre historique  de grande importance. Cette initiative des dirigeants africains vise à favoriser le commerce au sein du continent et attirer des investisseurs pour permettre d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 des échanges intra-africain.  Les activités de cette douzième conférence extraordinaire conduit par le président  en exercice de l’Union Africaine, Abdel Fattah Al-Sisi de la République Islamique d’Egypte, ont été  marquées  par des plénières et des huis-clos.         

Le président  nigérien, Mahamadou Issoufou, a, dans son allocution de bienvenue, estimé que « l’entrée en vigueur de la Zlec est  l’événement le plus important dans la vie de notre continent depuis la création de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1963 et sa transformation en Union africaine ». Pour l’hôte nigérien, le président Mahamadou Issoufou  « l’Afrique sera riche de ses matières premières lorsqu’elle sera capable de les transformer ».

Ouvrant les travaux, le président  en exercice de l’Union Africaine Abdel Fattah Al-Sisi, a de son côté souligné l’importance et la nécessité d’aller vers des initiatives inclusives, afin de réaliser une intégration parfaite et réussie de l’Afrique, gage d’un développement harmonieux et prospère. Vu  l’importance  et les avantages que suscite cette Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), le géant nigérian, réticent jusque-là,  le Bénin, la  Guinée Equatoriale et le Gabon ont signé l’accord dimanche en ouverture du sommet, sous les applaudissements de leurs homologues.

Ainsi, l’Afrique dispose dorénavant de sa  zone de libre-échange. 54 pays africains, dont le Togo sur les 55 ont signé à Niamey au Niger, l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale à l’exception de l’Erythrée qui refuse jusqu’ici de le faire. A en croire Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA,  27 pays  sur les 54 signataires ont déjà ratifié l’accord.  Cet accord qui est un ensemble cohérent de mesures  devant permettre d’augmenter le niveau des exportations interafricaines, entre en vigueur en juillet 2020.
        

Ce projet de marché commun africain vise à éliminer, d’ici cinq ans, des droits de douane sur un ensemble de produits représentant 90% des lignes tarifaires. C’est Accra (Ghana) qui a été choisi par les chefs d’Etat africains pour abriter le siège de cette nouvelle structure qui suscite tant d’espoirs, en termes d’intensification des échanges inter africains. 
        

Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahmat, a soutenu que dès son lancement, la ZLEC sera soutenue par un mécanisme de surveillance en ligne et d’élimination des barrières non tarifaires continentales, ainsi que par une plateforme panafricaine de paiements et de règlements numériques, une application pour les entreprises et un portail de l’observatoire africain d’e-commerce. 
 

L’UA favorable  à l’harmonisation des initiatives sur la Libye
        

La situation politique et sécuritaire en Libye, avec le bombardement d’un centre de migrants dans la ville de Tripoli n’a pas échappé à l’attention des chefs d’Etat qui se sont retrouvés à Niamey. La réunion y relative, tenue en marge du sommet extraordinaire de Niamey, a été présidée par le Président congolais Denis Sassou N’Guesso en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye. 

Au terme de cette réunion, les chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation devant la pluralité des médiations qui compliquent ainsi le dossier libyen. L’UA s’est dite favorable à une harmonisation des initiatives.
 

Daniel A. 

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