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Sommet de Lomé sur la lutte contre le trafic des faux médicaments : « Nous espérons que l’initiative de Lomé réveillera la conscience de toutes les nations africaines », dixit le Président Faure Gnassingbé

Sommet de Lomé sur la lutte contre le trafic des faux médicaments : « Nous espérons que l’initiative de Lomé réveillera la conscience de toutes les nations africaines », dixit le Président Faure Gnassingbé
Publié le : 24/01/2020 commentaire(s) (0)

Ouvert vendredi 17 janvier, le sommet de Lomé sur la lutte contre le trafic des faux médicaments a pris fin samedi dans la capitale togolaise. Cette rencontre a réuni trois chefs d’Etat africains (Togo, Sénégal et Ouganda) ainsi que le directeur général de l’OMS. D’autres pays étaient représentés au niveau ministériel. Présidée par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, l’assise de Lomé se veut une plate-forme qui structure de façon plus évidente et réaliste l’engagement des Etats dans la lutte contre le trafic et la commercialisation des faux médicaments.  

L’objectif de ce sommet est d’entamer un processus de collaboration et une ébauche d’instrument juridique panafricain censés criminaliser la fabrication, l’importation et la distribution de contrefaçons. Jusqu’à ce jour, le combat contre les trafiquants reste inégal. Les réseaux parfaitement organisés savent comment inonder les marchés. On estime que 40 à 60% des médicaments vendus en Afrique sont des faux. Une activité qui génère, à moindre risque, des milliards de dollars.

Cependant, l’initiative de Lomé s’engage, en dépit des difficultés, à aller au-delà de l’échec en 2004 du projet de convention internationale sur la lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure préparée par I’OMS, faute d’un accord politique entre les États-parties au projet. C’est en ce sens que le président togolais a appelé, dans son discours, l’Afrique à un « combat résolu » contre ce fléau. Accusé injustement de vouloir remplacer la convention «MEDICRIME» par un projet de cadre légal sans spécificité claire, le président de la République,  Faure Gnassingbé, a sans ambages expliqué dans son allocution son ambition pour l’initiative de Lomé : « Notre ambition pour l’Initiative de Lomé réside essentiellement dans sa dimension politique, assumée et revendiquée. Celle qui a jusque-là fait défaut dans la plupart des actions entreprises à ce jour pour éradiquer le trafic des médicaments falsifiés ». « L’originalité de l’initiative de Lomé est double : pour la première fois, elle est portée par des États africains et elle repose sur un fondement politique fort, à savoir l’engagement que nous allons prendre tout à l’heure en signant la déclaration de Lomé », a précisé le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé. « L’Afrique doit prendre son destin en main. Nous espérons que l’initiative de Lomé réveillera la conscience de toutes les nations africaines et attirera l’attention des autres, car il y a urgence », a-t-il souligné avant de demander aux Nations Unies de soutenir cette initiative.
           

Le directeur général de l’OMS, M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part félicité l’Etat togolais et la Fondation Brazzaville pour l’organisation excellente de cette rencontre d’importance capitale pour la santé des populations. Il a en outre réaffirmé son engagement à l’appuyer.
           

Notons que lors de la clôture, la mise en place des structures et l’adoption des lois pour endiguer le phénomène et criminaliser les différentes formes de trafic ainsi que la signature d’un accord entre les parties prenantes pour définir un cadre légal et imposer des sanctions pénales ont été annoncées.
 

Daniel A.

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