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Respect du Code la route : Me Célestin AGBOGAN, le mauvais exemple

Respect du Code la route : Me Célestin AGBOGAN, le mauvais exemple
Publié le : 24/09/2020 commentaire(s) (0)

Me Celestin Agbogan, président de la Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) et avocat défenseur du confrère Ferdinand Ayité dans l’affaire dite de ‘’Pétrolegate’’, a été libéré ce mercredi 23 septembre 2020 après avoir été placé en garde en vue au poste de police de la ville de Tsévié, au motif de défaut de permis de conduire et de police d’assurance pour son véhicule. Une situation qui fait du défenseur des droits de l’homme un mauvais exemple.            

Selon les informations, Me Célestin a eu un accident de circulation le weekend dernier à Tsévie dans lequel deux personnes seraient gravement blessées.  Interpelé par le commissariat de Tsévié, le lundi 21 septembre 2020 pour faire sa déposition, c’est finalement mardi que ce dernier s’y est rendu et a été placé, immédiatement en garde à vue.
           

L’information qui circulait depuis, a surpris plus d’un. Comment une personne de la trempe de Me Agbogan, président de la LTDH, puisse conduire en violation totale des dispositions légales en la matière ?. Sur les réseaux sociaux, les gens ont vite fait le lien avec le procès en cours sur l’affaire de ‘’pétrolegate’’dans laquelle est impliqué notre confrères Ferdinand Ayité. Il n’en est rien, Me Celestin Agbogan, selon nos investigation, n’a pas de permis de conduire et son véhicule n’est pas assuré.
           

Il y a quelque temps, Me Agbogan criait à qui veut l’entendre que : «Si nous sommes dans un pays où les gens peuvent être mis devant leurs responsabilités nous ne serions pas ainsi, nous ne serions pas dans cette situation (...) Dans un pays normal, lorsqu’un ministre de la santé prend une décision et donne deux ou 3 semaines aux gens d’aller évacuer une morgue, ce ministre doit être poursuivi, c’est de la profanation (...)». Me Agbogan est-il maintenant prêt à assumer ses responsabilités dans cette affaire ?
En effet, la loi N° 2013-011 du 07 juin 2013 portant Code de la route stipule en son article 10 : « Est puni d’une amende d’un million (1 000 000) à deux millions (2 000 000) de FCFA et d’un emprisonnement d’un (1) à trois (3) ans ou de l’une de ces deux (2) seulement, toute personne qui aura conduit un véhicule à moteur avec ou sans remorque, sans être titulaire du permis de conduire valable pour la catégorie du véhicule utilisé ».            

Il est vrai que chaque jour que Dieu fait de tels cas se présentent aux forces de l’ordre et de sécurité. Avec des négociations et l’engagement à prendre les soins des victimes en charge, l’affaire se régle. La libération de Me Agbogan est dans l’ordre de cette procédure. Mais doit-on être clément à ce point, à l’endroit d’un individu censé montrer l’exemple et qui viole la loi ? Il est clair que n’eut été cet accident, le président de la LTDH continuerait impunément la conduite sans permis et sans police d’assurance pour aller donner des leçons de démocratie à qui veut l’entendre.
           

Incontestablement, cette situation le discrédite et ternit l’image de la LTDH. L’ombre de cette affaire risque de peser dans la défense de notre confrère également. Me Célestin va-t-il démissionner pour préserver les valeurs défendues par la LTDH ? C’est ce que réclame Monsieur Komlan, habitant à Kodomé estimant que la Ligue est une organisation qui doit être portée par des gens crédibles et intègres.
 

ADK

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