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Recrudescence des viols dans les centres de santé : Le SYNPHOT appelle le gouvernement au secours

Recrudescence des viols dans les centres de santé : Le SYNPHOT appelle le gouvernement au secours
Publié le : 11/02/2022 commentaire(s) (0)

Les premiers responsables du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) crient leur ras le bol face à la récudescence des partis de jambes à l’air  qui se déroulent dans les coins, les salles de soins et les bureaux des centres de santé de notre pays . Pendant que cette organisation met les bouchées doubles pour éradiquer le vol des médicaments, le mauvais accueil et le détournement des patients, dénoncés par la population, un autre virus vient d’être détecté au sein des agents de santé. Il s’agit bel et bien le harcèlement  et des cas récurrents de viols.  Des étudiantes en médecine, des élèves infirmières, des sages-femmes et femmes agents de santé se plaignent de harcèlement et de viol sur leur lieu de travail.            

Visiblement le harcèlement en milieu professionnel n’épargne pas le secteur de la santé qui connait bien les conséquences désastreuses du viol sexuel sur la santé physique et psychologique de l’homme.
           

Les plaintes de ce nouveau mal qui gangrène le système sanitaire togolais a fait réagir le Secrétaire général du SYNPHOT, Dr Gilbert Tsolenyanu. Sur son compte Twitter, le médecin poste 3 messages allant dans ce sens. « Un mal ronge notre système de santé. Nous avons reçu plusieurs plaintes et leur recrudescence m’amènent à briser le silence. Des étudiantes en médecine, élèves infirmières, sages-femmes et femmes agents de santé se plaignent de harcèlement et de violence », poste-t-il. Et d’ajouter que certaines de ces plaignantes ont affirmé avoir été violées. 

Ceci amène l’organisation a placer la célébration du 8 Mars 2022 (Journée Internationale de la femme) sous le thème «La lutte contre le harcèlement sexuel et la violence faite aux femmes en milieu Hospitalo-universitaire».  Par ce thème le syndicat compte ainsi profiter de la célébration de la journée internationale de la femme, édition 2022, pour creuser l’abcès.

Le secrétaire général du SYNPHOT appelle par ailleurs les uns et les autres surtout les membres du gouvernement et particulièrement le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé à s’impliquer dans ce dossier afin  d’aider les victimes à s’exprimer et à dénoncer : « Nous devons encourager les victimes à libérer la parole, à briser le silence pour mettre fin à ce mal qui s’amplifie ». Il nécessite alors la mise en place d’un mécanisme de collecte des plaintes, ceci pourra encourager les victimes à facilement s’exprimer. 

Pour  l’heure  les vrais auteurs de ces actes dans les centres de santé ne sont pas encore dévoilé.
 

Essobiou A.

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