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Nomination de Mme Kobauyah Tchamdja-Kpatcha au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies: François Boko crée la polémique sur les réseaux sociaux

Nomination de Mme Kobauyah Tchamdja-Kpatcha au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies: François Boko crée la polémique sur les réseaux sociaux
Publié le : 24/09/2020 commentaire(s) (0)

La Directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité Civile, Kobauyah Tchamdja-Kpatcha a été élue jeudi 16 septembre 2020 à New York, pour siéger au sein de ce Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, pour la période 2021-2024. Une élection qui fait la fierté des Togolais de voir leur pays, à travers cette compatriote, siéger pour la première fois, au sein de ce comité. Sauf que cette nomination a réveillé un souvenir de l’ancien ministre togolais de l’Intérieur qui ne s’est pas fait prier pour le révéler et le commenter sur sa page facebook.             

Sur sa page Facebook, l’ex officier supérieur des FAT, diplomate et juriste, désormais, opposant au régime de Lomé, a adressé ces vives félicitations à la Directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité Civile, avant de reprendre un posting d’un internaute qui l’arrangeait : « (…) Après que cette dame ait refusé sur ordre de Faure Gnassingbé de délivrer un certificat de nationalité à un citoyen togolais notamment François Boko, elle est promue membre du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. L’un des droits les plus élémentaires à protéger est le droit à l’identité. Si Madame Tchamdja qui n’a pas pu devant le dictateur protéger le droit à l’identité d’un de ses compatriotes que peut-elle faire comme action positive dans ce machin de comité des droits de l’Homme des nations unies ? », s’est interrogé, M.BOKO. 
Recadré et accusé par certains internautes sur plusieurs cas de violation des droits de certains compatriotes notamment ceux de Gilchrist Olympio en lui délivrant de faux papiers lorsqu’il était aux affaires (2 ans 6 mois comme ministre de l’intérieur), le juriste et consultant Boko se défend en demandant qu’on lui cite des noms et qu’on lui apporte des preuves. « Moi je ne spécule pas vis à vis de madame Tchamdja qui d’ailleurs est ma belle-sœur. Elle a refusé d’assurer mon droit à l’identité togolaise en dépit de toutes les pièces réunies, comme elle-même a eu à le reconnaître. Peut-être que finalement elle pourra à partir de la prochaine session du comité des droits de l’homme des nations unies me délivrer ma nationalité », justifie François BOKO            

Ce qui fait polémique est que l’ex ministre BOKO, n’a cessé d’évoquer que Madame Tchamdja-Kpatcha est sa « belle-sœur » sur sa page.  «Félicitation Madame Tchamdja-Kpatcha ma belle-sœur», pouvait-on lire. 
La question que l’on se pose est de savoir ce qui n’a pas marché dans le cercle familial pour que M. BOKO expose sa ‘’ belle-sœur’’ au moment où elle a plutôt besoin de soutien pour cette mission délicate. Me Boko, faut-il le rappeler, reproche à sa «belle-soeur» de lui avoir refusé la délivrance de ses papiers. Pourtant la loi togolaise sur la double nationalité n’est-elle pas claire pour ceux et celles qui ont l’intention de briguer la magistrature suprême ? Pour ce que nous savons, elle prescrit à tout candidat à l’élection présidentielle de renoncer à sa nationalité étrangère acquise avant d’être éligible. Sans avoir été candidat, M. BOKO est tout simplement victime de l’intention que certains Togolais lui ont prêtée au moment de son retour au pays.              

Toutefois, lorsque l’ex-ministre fait des déclarations du genre : « Que gagne le Togo au comité des nations unies si au moment où on nous y accorde une place notre pays bafoue les droits politiques, trucide un officier supérieur dans une caserne. Depuis 4 mois aucune suite n’a été donnée dans cette affaire. C’est plutôt cela qui tire le Togo vers le bas et ternit l’image de notre pays à l’international en matière de droits de l’homme. C’est peut-être pour cela que le régime envoie Madame Tchamdja faire encore de sales besognes de lifting d’une dictature sanglante qui n’hésite pas pour sa survie à tuer ses plus fidèles serviteurs. Les familles du colonel Djoua et très récemment celle du colonel Madjoulba savent de quoi je parle », on comprend aisément que Mme Kobauyah Tchamdja-Kpatcha, la « belle-sœur » proclamée de François Akila Esso BOKO lui serve de tremplin pour régler ses comptes au pouvoir de Lomé.
 

ADK

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