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Municipales 2019: Après le vote / Les Togolais dans l’attente des résultats

Municipales 2019: Après le vote / Les Togolais dans l’attente des résultats
Publié le : 05/07/2019 commentaire(s) (0)

Le dimanche dernier, un peu plus de 3,4 millions de Togolais s’étaient rendus aux urnes pour élire 1.527 conseillers municipaux pour le compte des 117 communes du pays. Ces élections qui se sont déroulées dans toutes les communes, à l’exception de celles de l’Avé 2 et de Bassar 4 où le vote était reporté pour des raisons techniques, selon la CENI, n’ont été émaillées d’aucun incident susceptible de remettre en cause la régularité de l’opération. La phase du vote passée, les Togolais attendent la proclamation des résultats.

Le président Faure Gnassingbé qui a accompli son devoir civique à Pya, son village natal, a « exhorté » les Togolais à « participer massivement, pour un choix libre », à ces premières élections municipales depuis 1987. Il a souligné qu’elles marquent « une avancée majeure dans l’enracinement de la démocratie ». Tout comme le Chef de l’Etat, la présidente de l’Assemblée Nationale, Mme Yawa Tségan et le Premier ministre, Sélom Klassou ont voté respectivement dans le Kloto et à Notsè, leurs localités d’origine. 
           

Le vote, dans l’ensemble, s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur, ont constaté les observateurs. Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le taux de participation provisoire à ces élections des conseillers municipaux tenues le dimanche 30 juin 2019 est de 50,5%, contrairement aux taux de 60 et 65% initialement annoncés. 
La journée a été marquée par une affluence relative devant les bureaux de vote. Ce qui peut être expliqué, d’après le président de la Commission électorale nationale indépendante, par le fait que les électeurs soient d’abord allés à l’église pour venir ensuite accomplir leur devoir civique. Pour une candidate de l’Union pour la République, Mireille Dossou, il n’y a nullement péril en la demeure : « Cela fait plusieurs années qu’il n’y a pas eu d’élections communales. D’habitude les gens s’accumulent même quand ils ont fini de voter. Aujourd’hui, on progresse dans la façon d’appréhender ces différents évènements. Les gens viennent, votent, partent. Donc il est normal qu’on ne trouve pas d’affluence », a-t-elle affirmé.            

Dans un communiqué, le président de la CENI, Tchambabou Ayassor «se félicite de l’engouement de la population et de la mobilisation de toutes les parties prenantes pour ces élections des conseillers municipaux dont le taux de participation provisoire est estimé à 50,5% ». Il remercie les responsables de partis politiques, les candidats, les électeurs et tous les acteurs pour « leur maturité politique et leurs diverses contributions pour le succès de ce scrutin » qui s’est déroulé «dans le calme, la sérénité et la paix». Le scrutin, a-t-il relevé, « s’est bien déroulé dans l’ensemble, hormis quelques soucis techniques relevés dans certains centres de vote ». M. Tchambakou Ayassor a rassuré que « des mesures seront prises avec le concours du gouvernement, pour corriger ces insuffisances ».
           

Contrairement aux législatives du 20 décembre 20218 qui ont été boycottées par l’ex coalition des 14 partis de l’opposition (C-14), les municipales du dimanche dernier ont connu une participation record des partis de l’opposition, à l’exception du Parti National Panafricain, dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil et exige la libération des militants de son parti, dont trois responsables, écroués depuis mi-avril suite à des manifestations non autorisées contre le pouvoir le 13 avril.
           

Réagissant au scrutin du dimanche dernier, L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), de l’ex-Chef de File de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, a regretté un «cafouillage et l’impréparation» des élections, ce qui aurait amené deux bureaux de vote à annoncer un report du scrutin.
           

Quant au porte-parole de ce parti dont la liste de candidature a été invalidée, Eric Dupuy, il a fustigé ‘un «bourrage d’urnes à Baguida-Centre, avant le début du vote», tout en précisant qu’avec « la détermination des populations, les bulletins ont finalement été brûlés».
           

Des organisations de la société civile telles que -l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), la Concertation de la société civile au Togo (CNSC-Togo) et la Commission épiscopale nationale justice et paix (CEJP)- compte tenu de leur coloration politique avérée et certains critères d’appréciations, n’ont pu observer le scrutin, faute d’accréditations.
           

Dans une fébrilité non feinte, les Togolais attendent les résultats pour connaitre de la nouvelle configuration devant consacrer la mise en œuvre de la politique de décentralisation au Togo.
 

Ricardo

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