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Lynchage des Ibos dans le quartier Hédzranawoé : Le gouvernement nigérian s’inquiète, le ministre Yark rassure

Lynchage des Ibos dans le quartier Hédzranawoé : Le gouvernement nigérian s’inquiète, le ministre Yark rassure
Publié le : 27/06/2019 commentaire(s) (0)

L’affaire avait fait un grand bruit sur les réseaux sociaux. Il y a quelques jours, 5 Ibos (originaires du Nigeria) ont sérieusement été passés à tabac par des individus pour, dit-on, avoir vidé de leur sang des jeunes filles. Et n’eut été l’intervention des forces de l’ordre, ces frères nigérians auraient trouvé la mort. Pourtant la réalité était toute autre en suivant l’évolution des informations peu après le drame. Du coup les autorités locales et administratives du Togo sont promptement montées au créneau pour démentir les faits et condamner avec énergie les atrocités commises sur ces ressortissants nigérians.  

En effet, quelques heures après  l’incident, Mme  Afi  Amevo, Vice-présidente du Comité de développement du quartier (CDQ) de Hédzranawoé,  dans le souci de calmer la tension, a déclaré sur la radio  Zéphyr  que cette histoire est un pur montage réalisée par une  professionnelle de sexe qui n’a pas eu l’argent qu’elle espérait. Mme Amévo a présenté  des excuses  à la communauté nigériane au Togo. De son côté, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame a précisé le même jour que l’un des bourreaux qui a participé au lynchage des Ibos est aux arrêts et les autres sont activement recherchés, y compris la fille qui est au centre de cet incident.
           

« Il faut qu’elle réponde. Nous avons aussi nos compatriotes dans d’autres pays, on ne va pas permettre qu’on agresse les citoyens des autres pays qui sont chez nous sans motif. La loi est là pour tout le monde. Elle ne regarde pas de quelle nationalité on est avant qu’elle ne s’applique », a poursuivi le ministre qui a, par ailleurs, salué la promptitude des forces de l’ordre tout en rassurant les  ressortissants nigérians vivant sur le territoire togolais.

Malgré ces actes et mesures salutaires, le gouvernement nigérian s’inquiète et a interpellé l’ambassadeur togolais résidant au Nigéria pour plus d’explications sur  cet incident. « La vie des Nigérians doit être protégée où qu’ils soient parce que nous prenons soin des autres ici et nous méritons d’être également protégés à l’étranger. Si un Nigérian commet un crime, qu’il comparaisse devant les tribunaux pour répondre de ses actes et non subisse une vindicte populaire », a déclaré la présidente de la Communauté nigériane au Togo, Abike Dabiri-Erewa. 
           

Les autorités nigérianes ont invité l’Etat togolais à prendre les dispositions idoines pour éviter ces genres d’incidents à l’avenir. Cette situation créée de toutes pièces par une fille aux cuisses légères et  qui risque de créer des ennuis diplomatiques entre nos deux nations, doit interpeller tous les citoyens dans le sens d’éviter à l’avenir, les agissements du genre.
 

Daniel A.

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