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L’État d’urgence sanitaire prorogé de 12 mois : Les vraies raisons

L’État d’urgence sanitaire prorogé de 12 mois : Les vraies raisons
Publié le : 17/09/2021 commentaire(s) (0)

Pour permettre au gouvernement de mieux gérer la crise sanitaire et de protéger davantage les populations togolaises contre la pandémie, la cheffe du gouvernement, Mme Victoire Tomégah-Dogbé, était face aux députés le 14 septembre dernier afin de trouver ensemble une solution concernant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire de six (06) mois. Après échanges, à l’unanimité, l’état d’urgence est prorogé de douze (12) mois au lieu de six.             

Végétant dans notre pays depuis avril 2020, à la suite du déclenchement de la crise sanitaire mondiale de Covid-19, l’état d’urgence sanitaire était arrivé à terme. Ce qui a engendré cette rencontre. Au bout de plusieurs échanges et à l’issue du vote, Mme Victoire Tomégah-Dogbé a obtenu le feu vert des députés qui ont accordé au lieu de six mois comme demandé, plutôt douze (12), à compter du 16 septembre 2021.          

Cette décision prise à l’Assemblée Nationale permet au gouvernement de disposer de moyens juridiques pour continuer d’agir face à la pandémie, et adapter la riposte selon l’évolution de la pandémie.             

On peut dire que c’est une prorogation qui va dans la droite ligne de certaines déclarations suite à la flambée des cas de contamination à la Covid 19 ces dernières semaines et mois. Entre autres, celle du Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, qui disait, « Ce qui appelle au renforcement des efforts entamés par le gouvernement de manière inclusive, forte et récurrente ». Et la présidente de l’Assemblée nationale de prolonger dans ses propos d’avant vote de la dérogation, « Le régime dérogatoire vise à limiter autant que possible les graves dommages socio-économiques que provoque inévitablement la situation d’urgence sanitaire contraignante ».             

Tout en présentant le tableau sombre des records macabres (chiffres de la flambée épidémique enclenchée depuis juillet dernier) et les mesures prises par l’exécutif, le PM Dogbé a souligné que «…quelques jours après le lancement de la campagne de vaccination, (…) nous étions loin de nous imaginer que nous reviendrons six mois après, partager des éléments d’un constat encore plus alarmant quant à la propagation de la pandémie dans notre pays, comme c’est également le cas dans la sous-région et un peu partout à travers le monde ».             

Ainsi, il est question, à travers ces différentes mesures prises, de « protéger le plus grand nombre » de Togolais. Et la vaccination est le seul moyen « d’atteindre plus vite le seuil d’immunité collective » nécessaire pour un assouplissement des mesures. Face au poids de ces mesures restrictives pour contrer la résurgence des contaminations et du lot de décès, le gouvernement a proposé une gamme d’actions en lien avec les ambitions des plus hautes autorités. A ce sujet, on peut citer l’inauguration de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), la mise en service des centrales photovoltaïques de Blitta et Kékéli Efficient Power, le lancement du programme ‘’Wezou’’ en faveur de la femme enceinte et son nouveau-né, sans oublier le projet d’assurance maladie universelle qui est à l’étape de finalisation, la gratuité de la scolarité au secondaire, et la prise en charge de la tranche sociale des factures d’eau et d’électricité du mois d’août.             

Il y a quelques jours, le gouvernement avait fait recours à des mesures drastiques, notamment l’interdiction des grands regroupements, la fermeture des bars et lieux de cultes), ceci afin d’inverser la courbe d’évolution de la pandémie. Toutes ces mesures, si l’état d’urgence sanitaire n’était pas prorogé, tomberaient dans l’illégalité.             

Rappelons que l’état d’urgence décrété pour la première fois en Avril 2020 par le président de la République, pour un délai de trois mois dans un premier temps sera prorogé de quarante-cinq jours deux fois par le gouvernement, puis à l’Assemblée nationale pour six mois. Cette prorogation d’un an est donc la première.   

Carole AGHEY

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