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Les nouveaux membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’apprêtent pour bien mener leurs missions

Les nouveaux membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’apprêtent pour bien mener leurs missions
Publié le : 20/05/2019 commentaire(s) (0)

Après la prestation de serment de ses nouveaux membres, le 16 avril 2019, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a tenu mardi dernier à Lomé sa première réunion avec les organisations de défense des droits humains. Cette prise de contact présidée par Mme Nakpa Polo, présidente de ladite institution, s’avère nécessaire pour s’approprier les préoccupations afin de renforcer la protection des droits humains au Togo et permettre à la Commission d’améliorer son plan d’action en cours d’élaboration.

A l’issue de cette rencontre de prise de contact et de travail, la CNDH compte mettre en place des mesures contre la restriction de des droits de manifestation et les différents cas de torture souvent signalés au niveau du Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC).

Occasion aussi  pour l’équipe réduite désormais à 9 membres au lieu de 17 de rappeler à la société civile ses deux principales missions, à savoir : promouvoir et protéger les droits de l’homme d’une part, et d’autre part prévenir la torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié.

Au terme de l’exposé, les organisations de défense des droits de l’homme ont émis le vœu de voir la nouvelle CNDH travailler sur des questions préoccupantes. 
Pour  certains, la Commission doit beaucoup s’intéresser aux cas flagrants d’impunité constatés çà et là au Togo ces dernières années et travailler pour mettre fin « à la torture physique que subissent les citoyens au Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale.

Pour d’autres, il faut s’engager pour revaloriser la loi garantissant la liberté de manifestations au Togo. « Nous avons  fait le même constat  que vous. Mais pour les manifestations, je peux vous assurer que c’est un problème d’interprétation des textes. Voilà pourquoi nous envisageons organiser un atelier à l’intention de tous les acteurs sur la loi de 2011 pour situer les responsabilités aussi bien des manifestants que des autorités », a indiqué la présidente de la CNDH, Nakpa Polo.

Rappelons que la CNDH, créée en 1987, est une institution étatique qui collabore avec des partenaires nationaux et internationaux afin de mieux accomplir sa mission. Sur le  plan régional, elle coopère avec la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, la Cour de Justice de la CEDEAO, les réseaux des institutions nationales des droits de l’Homme de la CEDEAO et de l’UEMOA entre autres.    

Daniel A.

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