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Les errements de six conseillers municipaux opposants, à Golfe 5

Les errements de six conseillers municipaux opposants, à Golfe 5
Publié le : 02/07/2020 commentaire(s) (0)

Dans un courrier adressé le 23 juin dernier au maire Kossi Aboka et à ses adjoints du Golfe 5, une demi-douzaine de conseillers municipaux s’en prend à une prétendue gestion scabreuse de la commune par l’exécutif. De l’avis des observateurs, ces six conseillers municipaux opposants feraient l’économie d’une telle démarche s’ils avaient su saisir, l’occasion qui leur avait été offerte aux lendemains des municipales d’accéder au fauteuil du maire.            

Dans le courrier, le Maire Aboka et ses Adjoints sont interpellés sur « la léthargie et l’inaction » dans laquelle est plongée leur circonscription. « Nous constatons d’abord qu’à moins de huit jours de la fin du présent trimestre, le conseil n’a pas été convoqué pour la deuxième session ordinaire de l’année 2020 qui devrait être prévue pour se tenir pendant 15 jours suivant les textes, alors que les urgences et les besoins des populations son écrasants » indique  le courrier.
           

Pour les signataires que sont Jean Kissi, Kodjo Alissotou, Jean Ekou, Kévin Assila, Mimi Bossou-Sodjoe et Habadada, la pandémie de la COVID-19 ne saurait servir d’argument à l’exécutif pour justifier la non tenue de la deuxième session, considérant celle-ci comme « l’une des urgences sanitaires qui nécessiterait la mobilisation et les actions du conseil municipal ». Ils estiment médiocre la gestion de la pandémie dans leur commune et dénoncent par ailleurs le fait que « les commissions créées ne se réunissent pas malgré l’immensité de la tâche » ou encore que les bureaux des commissions constituent des postes que s’arrogent uniquement la majorité alors qu’elles devraient constituer la cheville ouvrière de la commune.


Aussi s’interrogent-ils sur la gestion des problèmes de voirie, entre autres, les infrastructures éducatives, sociales sanitaires et routières, de ramassage de déchets, de propreté des voies publiques et quartiers, d’assainissement de marchés, de viabilisation et d’urbanisation de quartiers etc… Qualifiant d’opaque la gestion financière de la commune, ils indiquent que les Conseillers ne sont pas informés avant engagement, des bâtiments loués, des meubles achetés etc.. « Il est déplorable que les commissions d’attribution et de contrôle des marchés ne soient pas mises en place à ce jour », précisent-ils dans le document.            

En conclusion, les six signataires du courrier demandent la convocation d’urgence du Conseil municipal « pour connaître ces questions sus évoquées et relancer le fonctionnement des organes de la commune ».
           
Qui peut imaginer que des Conseillers de l’opposition qui, il y a un an, ont contracté une alliance pour porter l’ancien président de la délégation spéciale de la préfecture du Golfe dont on dit trempé jusqu’au cou dans des dossiers de malversations, à la tête de leur commune, puissent aujourd’hui brandir des arguments pour récuser ce dernier, justement pour une prétendue opacité de gestion ?
           

En effet, il y a un an, alors qu’elle leur était largement à portée de main, ni la Coalition C14 ni l’Alliance nationale pour le changement (ANC) n’a réussi à arracher la Mairie de Golfe 5 (Aflao-Gakli).  Les conflits de leadership et autres calculs politiques liés aux questions d’intérêts personnels les avaient empêchés de s’entendre afin qu’un d’entre eux prenne le fauteuil.
           

Encore une fois, le jusqu’auboutisme légendaire qui caractérise notre opposition en a décidé autrement. Le parti de Jean-Pierre Fabre, en colère, n’a voulu faire aucun cadeau à la C14. Ce qui a permis à Kossi Aboka de profiter de l’imbroglio entre les ex-partenaires pour se faire élire maire de ladite commune.
           

Aujourd’hui si ces opposants refont surface pour accabler Kossi Aboka et son exécutif de tous les maux, c’est le vieux démon de la contestation permanente qui dormait en eux qui se réveille. Ils feront feu de tous bois pour rendre difficile la tâche au maire et ses plus proches collaborateurs. A ces derniers de prendre les dispositions qui s’imposent pour éviter de leur prêter le flanc. Si ces opposants se savaient champions dans l’art de gérer une mairie, pourquoi avaient-ils cédé le poste à Kossi Aboka ? Plus que jamais, cette opposition se trouve face à ses errements. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Pour avoir ignoré cet adage, voilà nos opposants contraints au rôle de la contestation permanente qui ne leur rapporte rien.
 

D. Legrand

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