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Le nouveau Premier ministre connu La perspicacité des défis qui attendent Mme Victoire Tomégah-Dogbé à la primature

Le nouveau Premier ministre connu La perspicacité des défis qui attendent Mme Victoire Tomégah-Dogbé à la primature
Publié le : 01/10/2020 commentaire(s) (0)

En nommant une femme, Victoire Dogbé, à la tête du gouvernement devant marquer l’entrée dans son nouveau mandat, suite à sa victoire au scrutin présidentiel du 22 février 2020, le président Faure Gnassingbé vient une fois encore de créer  l’événement. Au-delà des spéculations suscitées par cette nomination, la première du genre au sein du gouvernement togolais, le profil de l’heureuse élue, connue partout comme une femme battante, augure de la mission qui sera dévolue au futur gouvernement attendue dans les heures qui viennent. La nouvelle équipe gouvernementale sera confrontée non seulement à la riposte contre la pandémie du coronavirus qu’elle découvre au berceau mais aussi à la mise en œuvre pleine et entière dans le même temps, du programme de société époustouflant vendu par le candidat Faure Gnassingbé lors de la campagne électorale du dernier scrutin présidentiel marqué par un volet social des plus ambitieux. Le non-moins ambitieux Plan National de Développement, ne sera pas du reste.  Pour l’heure, les commentaires vont bon train sur ce qui a pu bien faire passer Mme Sidémého Victoire Tomegah-Dogbé de ‘’la Base’’ au sommet du futur gouvernement togolais.            

Tel un coup de tonnerre dans un ciel serein, est tombé dans le journal télévisé de 13 heures du lundi 28 septembre 2020, le décret présidentiel nommant l’ex ministre du développement à la base, Victoire Tomégah-Dogbé, premier ministre chargé de la formation du futur gouvernement togolais. Au sein des populations où l’événement est appelé de tous les vœux depuis des mois, c’est un ‘’ouf’’ de soulagement. L’idée de voir les choses s’accélérer dans les heures qui viennent n’est pas pour déplaire à personne. Et pour cause.
           

Depuis la proclamation des résultats officiels du dernier scrutin présidentiel, le pays est comme paralysé, du fait de l’absence du gouvernement devant consacrer l’entrée du vainqueur de ce scrutin dans son nouveau mandat et du contentieux électoral né de ce scrutin qui attend d’être soldé. C’est dire que le nouveau premier ministre a fort à faire pour pondre une nouvelle équipe susceptible de faire non seulement redémarrer le pays mais aussi et surtout de répondre aux aspirations des Togolais qui tiennent aujourd’hui en quelques mots : la fédération des énergies  autour de l’idéal de développement. D’où la perspicacité du défi qui attend le nouveau premier ministre qui doit tout faire pour prouver aux yeux du monde que la femme togolaise peut facilement réussir là où les hommes peinent pour le faire.
           

Pour ce faire, Victoire Tomégah-Dogbé doit trouver les mots justes et les gestes qui conviennent pour faire renaitre la confiance entre les Togolais de tous bords politiques, en vue de l’édification de la nation. L’abcès du contentieux électoral qui ne cesse de plomber le pays dans tous ses compartiments, doit être crevé pour de bon.  En  déclarant il y a quelques jours que «Le Togo ne peut plus se payer le luxe de traîner une situation conflictuelle qui dure depuis des années. Le prix payé est trop élevé» », Brigitte  Adjamagbo-Johnson a tout dit. La voie d’une réconciliation entre les fils de ce pays, vient d’être ainsi balisée par ces deux petites phrases de cette figure emblématique de l’opposition togolaise.
           

Sur le plan économique, la nouvelle équipe doit se battre en vue de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) durement éprouvé par la pandémie au coronavirus. Il lui incombe également la définition d’une stratégie de relance de notre économie qui, aujourd’hui, ploie sous le poids splendide de cette pandémie qui contraint toute la planète à des restrictions aux effets dévastateurs. Des moyens conséquents doivent être mis à la disposition des entreprises de tous ordres devant leur permettre le plein régime de leur fonctionnement.
           

Sur le plan social, les chantiers ouverts sous le mandat précédent doivent se poursuivre en vue de trouver les réponses requises  aux problèmes de santé, du chômage, de l’éducation etc. La théâtralisation de l’entrepreunariat qui ne cesse de divertir la jeunesse togolaise de l’essentiel, doit cesser. Des alternatives consistantes doivent s’offrir aux jeunes entrepreneurs en vue d’une redynamisation du secteur.
           

Face à l’ampleur de la tâche qui l’attend, le nouveau premier ministre ne doit pas se complaire dans son fauteuil de cuir. Elle doit retrousser les manches pour susciter le déclic pour le redémarrage du pays. Aujourd’hui, le Togo n’a pas besoin d’un chef de gouvernement effacé, pauvre en initiatives, prompt à ouvrir et à clôturer des séminaires et autres ateliers de formation et  surtout à ne s’exécuter que sur ‘’instructions personnelles du Chef de l’Etat’’. Cette période de premier ministre-garçon de course est révolue.
           

Ce profil, ne manque pas au successeur de Sélom Klassou qui n’est pas inconnue des Togolais, comme l’atteste son parcours qui force l’admiration.
           

Née le 23 décembre 1959, le nouveau premier ministre est une Gestionnaire de formation qui a fait en 2008, son entrée au gouvernement Gilbert Houngbo pour occuper le portefeuille du Développement à la Base, nouvellement créé. A ce poste, elle fera preuve de la culture de l’excellence et d’une parfaite maitrise des dossiers constitue qui lui permettront  d’assumer avec brio les attributions à elle dévolues. Comment peut-il en être autrement quand on sait que cette native de Vo a officié au PNUD comme directeur des opérations et à ce titre mené  plusieurs missions de restructuration dans plusieurs bureaux notamment au Sénégal, Mali, Mauritanie, Guinée Equatoriale et au Burundi. Au Congo Brazzaville, au Burkina Faso puis au Bénin, elle a occupé les fonctions de Représentante Résidente Adjointe du PNUD.
           

Nommée Directrice du Cabinet à la Présidence de la République 15 Mai 2009 Mme Victoire Tomégah-Dogbé  a coordonné des activités stratégiques et opérationnelles de la Présidence. A ce poste elle a fait preuve d’une collaboration agissante pour le triomphe de la vision du président de la République. Ce qui lui a valu une nomination en 2010 à la suite de l’élection présidentielle remportée par le chef de l’Etat, ministre du Développement à la base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes dans le second gouvernement du premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Elle conservera ses fonctions ministérielles au sein du gouvernement  jusqu’à sa nouvelle nomination lundi dernier.
           

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et  sur les orientations du Président de la république, elle a lancé et mis en œuvre le concept de développement à la base avec l’objectif de réduire la fracture sociale en promouvant les principes de l’inclusion, de la participation, de la responsabilisation et de l’autonomisation des populations.
           

Dans cette dynamique, elle a initié et piloté des programmes de mobilisation communautaire, de renforcement des capacités des groupements et communautés à la base et de filets de protection sociale tels les transferts monétaires aux couches les plus vulnérables, les cantines scolaires (PSAEG, PDC, FSB etc…)
Mme Tomégah-Dogbé a également initié et mis en œuvre avec succès des projets visant l’inclusion des femmes, des jeunes et des artisans notamment au travers du Fonds national de la finance inclusive (FNFI). Plusieurs initiatives au profit de la jeunesse sont à son actif notamment entrepreneuriat et la créativité des jeunes(FAIEJ, Nunyalab), et des projets de renforcement de l’employabilité des jeunes autour des secteurs porteurs (PAEIJ-SP), de volontariat (ANVT) qui connaissent un grand succès auprès de la jeunesse avec la mise en place des maisons de jeunes et de centres de ressources artisanales. A souligner aussi que Mme Tomégah-Dogbé reste une cheville ouvrière du processus d’élaboration du Plan National de Développement (PND).            

Mariée et mère de trois filles, le nouveau chef du gouvernement est doué à un haut degré des qualités nécessaires pour accomplissement de sa nouvelle mission. Mme Tomégah-Dogbé est titulaire d’une maîtrise en Sciences Economiques et Gestion à l’Université du Bénin-Lomé, d’un Master en Gouvernance et développement à l’Université Internationale Jones de New York (USA).
 

D. Legrand

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