Newsletter

La recrudescence des fausses promesses d’emploi aux jeunes, la police nationale monte au créneau

La recrudescence des fausses promesses d’emploi aux jeunes, la police nationale monte au créneau
Publié le : 26/03/2021 commentaire(s) (0)

La police nationale togolaise, dans le souci de réveiller la vigilance de la population en général et de la jeunesse en particulier sur les différentes formes d’escroqueries et de criminalités qui gagnent du terrain, a initié des émissions d’information et de sensibilisation. Dans cette optique, le commissaire principal de la  police, Tassa Agba, inspecteur général de service de police, a entretenu certains  medias la semaine dernière sur la problématique des fausses promesses d’emploi aux jeunes.   

Depuis un certain temps, les services de police reçoivent des plaintes et des témoignages faisant état de sociétés subtiles ou d’individus  mal intentionnés  qui proposent des emplois fictifs aux jeunes diplômés par le biais des réseaux sociaux.  De quoi s’agit-il concrètement. Selon le commissaire principale police Tassa Agba, «  Il s’agit d’une forme d’escroquerie qui a émergé ces dernières années et qui consiste à faire miroiter aux jeunes  diplômés un emploi bien rémunéré à l’étranger à travers les réseaux sociaux. En effet, des individus sur les réseaux sociaux font croire aux jeunes gens qu’ils ont trouvé pour eux un emploi bien rémunéré dans un pays étranger et ils les convainquent d’envoyer l’argent pour préparer leur voyage dans le pays d’accueil, notamment pour payer l’avance sur leur loyer et s’acquitter des frais administratifs et garantir ainsi leur emploi », explique  le commissaire Tassa Agba.

Cependant, dès que cet argent est envoyé, deux situations se présentent généralement, fait remarquer le commissaire : « ou l’escroquerie s’arrête là avec le correspondant de la victime qui devient inaccessible, ou elle se poursuit avec l’arrivée effective de la victime dans le pays d’accueil. Arrivé dans le pays, les escrocs font spolier  leur victime de tout son avoir avant de l’abandonner à son propre compte. Elle est alors obligée de faire de lourds travaux souvent très durs pour survivre et il y en a malheureusement qui y laissent leur vie ».

Ce  phénomène qui parait  nouveau, est une forme de criminalité qui a vu le jour et pris de l’ampleur avec la crise de l’emploi que tous les pays du monde connaissent et avec le développement des réseaux sociaux, selon la police nationale. Ces individus  qui vivent partout au pays ici ou à l’étranger,  ont des ramifications dans le pays et à l’étranger. Ils coordonnent leurs actions au point qu’il n’est pas facile  pour  les victimes de savoir qu’il s’agit d’une supercherie. Parfois, ces escrocs passent par des amis ou bien par certains membres de la famille de la victime pour lui faire avaler la pilule.  Pour que les jeunes ne tombent plus entre les mains de ces escrocs, la police nationale, à travers le Bureau Central National d’Interpole (BCN-Interpole)  se tient prête aux côtés de ceux qui seront dorénavant contactés pour vérifier l’existence et la crédibilité de tout service à l’étranger qui prétend  faire des recrutements d’employés. 

Pour décourager les auteurs de cette pratique, la police nationale a mobilisé, en plus du BCN-Interpole, tous les autres services sur l’ensemble du territoire national. Si quelqu’un a des informations ou renseignements relatifs à la forme d’escroquerie ainsi évoquée ou sur toutes autres formes de crimes, il peut contacter l’unité de police la plus proche partout où il se trouve sur le territoire national. Les autorités en charge de la sécurité conseillent  les jeunes en quête d’emploi de se méfier des offres d’emploi trop mirobolantes. « Lors que ça parait trop beau, sachez qu’il y a un piège derrière. Il faut vérifier l’offre par tous les moyens avant de s’engager »,  a conseillé le commissaire Tassa Agba.

Pour ces individus  qui font de fausses promesses dans le but l’escroquer les naïfs, il rappelle que tromper les gens sur les réseaux sociaux n’est pas un métier, et s’ils continuent,  ils finiront en prison, puisque les services de sécurité ne vont pas les laisser continuer leur entreprise criminelle.

A l’endroit de la population, le commissaire principal de la police  sollicite une franche collaboration afin de mieux  lutter contre ces escrocs et tous les autres criminels. C’est également une occasion pour le commissaire  de souligner  que la lutte contre la criminalité doit engager tous les citoyens, ne serait-ce qu’en dénonçant à la police les actes et comportements virtuels ou suspects dont on a connaissance. Il  appelle enfin tout le monde à la vigilance et surtout à éviter de s’engager lors ce qu’on n’a pas certaines garanties.

Daniel A.    

Commentaire(s) (0)

Envoyez un commentaire
noms email message