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La loi dite ‘‘Bodjona’’, sur les manifestations publiques désormais améliorée: Une œuvre de salubrité publique pour protéger les manifestants

La loi dite ‘‘Bodjona’’, sur les manifestations publiques désormais améliorée: Une œuvre de salubrité publique pour protéger les manifestants
Publié le : 08/08/2019 commentaire(s) (0)

L’Assemblée nationale issue des élections législatives du 20 décembre 2018, vient de procéder à la modification de la loi du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice des libertés de réunion et de manifestation publiques pacifiques au Togo.  A l’unanimité les députés présents ont voté les modifications apportées à cette loi « Bodjona », du nom de l’ancien ministre de l’Administration territoriale.         

Aux termes des nouvelles modifications, les manifestations simultanées sont interdites sur toutes les routes nationales, les axes ou zones abritant les institutions de la République, diplomatiques, les résidences des ambassadeurs et d’organisations internationales, les camps militaires et les services de sécurité. Les heures de manifestation vont désormais de 11 à 18 heures.

Quant aux manifestations elles-mêmes, elles vont dorénavant se faire à partir d’un point de départ, se dérouler sur un seul trajet et chuter à un seul point.


1 les manifestations sont interdites sur certains axes et zones notamment :
- toutes les routes nationales
- les axes et zones où se déroulent de fortes activités économiques, dans les centres urbains
- les axes et zones proches des institutions de la république
- les axes et zones proches des chancelleries et résidences des ambassadeurs et représentants d’organisations internationales
- les axes et zones proches des camps militaires et des camps de service de sécurité.         

Pour le principal architecte de cette modification, le ministre Payadowa Boukpessi de l’administration centrale, de la décentralisation et des collectivités locales, « Cette révision n’est pas contre les manifestations mais pour mieux les encadrer et assurer une sécurité à ceux qui ne prennent pas part aux manifestations ».
        

Selon le gouvernement, elle répond au souci de mieux prévenir le Togo des problèmes sécuritaires qui secouent actuellement plusieurs pays de la sous-région ouest africaine.
        

Même son de cloche auprès du président du groupe parlementaire UNIR, Aklesso Atcholi :« Les améliorations du texte de 2011 n’entament en rien la volonté du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé d’inscrire la République togolaise au rang des démocraties qui reconnaissent la liberté de manifester dans la préservation de l’ordre public ».
        

Cette amélioration de cette loi qui prêtait à tant de controverses vient à point nommé pour mettre de l’ordre et garantir la libre circulation et la sécurité des personnes ne manifestant pas et leurs biens au cours des manifestations. C’est un travail de salubrité publique réalisé par les élus du peuple qui méritent une reconnaissance de l’ensemble du peuple togolais.
 

Ricardo

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