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L'assassinat du père César Antonio Fernández : L'Eglise catholique rend un hommage mérité à ce premier prêtre missionnaire salésien de Don Bosco au Togo

L'assassinat du père César Antonio Fernández : L'Eglise catholique rend un hommage mérité à ce premier prêtre missionnaire salésien de Don Bosco au Togo
Publié le : 28/02/2019 commentaire(s) (0)

Des Togolais rendent hommage au prêtre espagnol César Antonio Fernández, salésien tué vendredi 15 février 2019 à Nohao au Burkina Faso lors d'une attaque armée qui a fait cinq morts dont quatre douaniers burkinabè. Après avoir fouillé le véhicule, les terroristes ont séparé le Père César d'avec ses deux autres confrères. Ils ont ensuite tiré à bout portant sur César qui était décédé sur le champ. Son corps a été déposé à la morgue de Dapaong puis convoyé sur Lomé le deuxième jour. Emotion également à Madrid : le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a adressé, sur Twitter, ses condoléances aux familles des victimes de cette attaque.

En effet, trois jours après la mort du père César Fernández, les catholiques togolais sont inconsolables. Le missionnaire a été tué lors d'une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du Burkina. Le religieux était en route pour le Burkina Faso en compagnie de deux confrères après le septième chapitre salésien tenu à Lomé du 8 au 13 février quand il a été tué. Le Père César Fernandez est âgé de 75 ans. Il s'apprêtait à célébrer en juin prochain, les 50 ans de profession perpétuelle. Il a marqué la vie salésienne au Togo et dans l'AFO à travers son engagement et son amour pour le travail.

Le père César faisait partie des premiers missionnaires salésiens de Don Bosco, arrivés en 1982 au Togo avec le père Lucas Camino et feu Juan Melgar. Il avait été, entre autres, Curé de la paroisse Maria Auxiliadora de Gbeyendzi de 1985-1988, puis de 1997-2000, Directeur du centre d'apprentissage Maria Auxiliadora (CAMA), Maître de novices à Gbodjome et Directeur de la Maison Don Bosco. Jusqu'à sa mort, il occupait le poste de secrétaire provincial et en mission depuis quelques années dans la communauté salésienne de Ouagadougou. Selon ses confrères religieux, c'est un prêtre authentique au service de Dieu à travers la charité avec tous les hommes.

Les bons souvenirs laissés par le père César Antonio Fernandez dans la communauté où il a été successivement curé et responsable ne manquent pas. " Père César nous laisse le témoignage d'un vrai homme de Dieu, témoigne père Bernard Gaba-Dovi, curé de la paroisse Maria Auxiliadora de Gbényédzi dont le disparu est l'un des pionniers. Je crois que toute personne qui le rencontrait ressentait la présence de Dieu en lui ".

Pour ce curé, le salésien assassiné était " un modèle de prêtre disponible, simple et dévoué au service. "Pour le père Boris Togbe, prêtre en charge de la communication salésienne en Afrique francophone de l'Ouest, la mort tragique du père César " est un choc ", car " il a œuvré très fort au sein de la province et vivait dans la pauvreté totale. Il était très attentif aux pauvres et aux jeunes ".

Du côté des laïcs, les témoignages sont unanimes. " Ce qui m'a le plus marqué chez le père César Fernández, c'est sa grande simplicité et son amour à enseigner ", explique Bruno Etsè, conseiller culturel au ministère de la culture, du tourisme et des loisirs. Il est rassembleur, amusant, plein de dynamisme et il m'a donné le goût de l'enseignement par son talent et son dévouement ".

De nombreux fidèles de la paroisse de Gbényédzi se souviennent aussi que le prêtre a beaucoup œuvré pour l'épanouissement des jeunes de la paroisse, notamment par la construction du terrain de basket-ball. Stéphane, un jeune Togolais, a bénéficié de la générosité du père César pour poursuivre ses études quand il avait des difficultés au collège.

Pour ce jeune, le prêtre espagnol est " un saint martyr pour le Togo? Car il était un apôtre infatigable de l'Évangile ". Missionnaire dynamique, César Antonio Fernandez a bourlingué entre Lomé, Abidjan et Bobo Dioulasso. A la maison Don Bosco, à Akodéssewa, où il a travaillé à deux reprises. Daniel, petit garçon d'environ 14 ans, a connu le père César à l'âge de cinq ans.

Il faisait de la musique avec lui. Samedi soir, c'est avec sa flûte qu'il est venu pour lui rendre hommage. Selon Grégoire TOVIAWOU, pour avoir connu le père en tant que curé et membre du renouveau charismatique catholique, je peux affirmer qu'il est un Saint Martyr. Son sang versé à la suite du Christ ne sera pas vain. Loin de nous décourager, son assassinat va raviver notre fois en Jésus christ.

Notons qu'à la suite des cérémonies d'enterrement qui a eu lieu à Lomé présidé par Monseigneur Denis Amouzou Djajkpa du jeudi 21 au samedi 23 février 2019, le Père César fut inhumé dans le Panthéon Salésien de Pozoblanco, situé à quelques kilomètres de la communauté salésienne de sa ville natale.

Daniel A.

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