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Journée internationale de la sage-femme : Mme Héloïse Adandogou plaide pour plus de recrutement du personnel

Journée internationale de la sage-femme : Mme Héloïse Adandogou plaide pour plus de recrutement du personnel
Publié le : 07/05/2021 commentaire(s) (0)

Célébrée chaque 5 mai à travers le monde,  la journée internationale des sages-femmes a été commémoré hier 5 mai 2021 autour du thème : « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : investissez dans les sages-femmes»            

Cette journée dédiée à la profession de la sage-femme à travers le monde permet aux professionnelles du métier de faire le bilan du chemin parcouru afin que des nouvelles directives visant l’amélioration des conditions de vie et du travail puissent être décidée. Au Togo, le 5 mai  a été généralement observé dans sobriété. Au Togo, selon l’historique, la formation des sages-femmes a commencé en 1964. Mme Héloïse Adandogou d’Almeida, présidente de l’Association des sages-femmes du Togo (ASSAFETO), nous  parle un peu du début de la profession au Togo.
           

La meilleure formation des sages-femmes, indique Mme Héloïse Adandogou d’Almeida, a été réalisée à l’ouverture de l’école nationale des sages-femmes. « C’était en 1964, la première promotion est sortie en 1967. Elles étaient six et à l’époque, l’école était rattachée à la Faculté mixte de médecine de Dakar. Le Professeur VOVOR et son épouse ont fait du bon travail à l’époque parce qu’au début de la formation, les étudiants des trois premières promotions, avant de prétendre passer l’examen de fin de formation, doivent obtenir 17/20 de moyenne à l’évaluation du malade auprès du lit c’est-à-dire que l’évaluation pratique qu’on appelait synthèse clinique précédait l’évaluation théorique. Vous examinez la femme enceinte, vous rédigez une observation, vous proposez les analyses qui doivent vous aider à confirmer ou infirmer les diagnostics et vous proposez un traitement. Malheureusement ça ne se fait plus ainsi aujourd’hui », a-t-elle déploré.

D’après Mme Héloïse Adandogou d’Almeida, il y a « une pénurie criard » de sages-femmes dans les formations sanitaires, aujourd’hui. « Les sages-femmes sont formées et ne sont pas  recrutées et déployées. Des concours sont organisés pour absorber ces sages-femmes diplômées d’Etat mais l’effectif  à chaque concours ne couvre pas les besoins. Les équipes qui assurent les services de garde ne sont pas en nombre suffisant au CHU Sylvanus Olympio », a affirmé la présidente de l’ASSAFETO au micro de nos confrères de Victoire Fm.
           

En effet, avec cette situation, l’idéal taux de mortalité maternel et le ratio sage-femme femmes en âge de reproduction est loin d’être atteint.
           

« Le taux de mortalité maternel au Togo à ce jour est encore de 401 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes alors que les ODD voudraient que ce taux soit réduit à 70 pour 100 000 naissances vivantes. Le ratio sage-femme femmes en âge de reproduction est d’une sage-femme pour 3000 alors qu’au Togo ce ratio est d’une sage-femme pour 14000 ; avec ce gap à combler, on ne peut prétendre réduire la mortalité maternelle puisque le système de santé repose sur les ressources humaines et les ressources humaines de qualité. Ce que nous faisons au niveau de l’ASSAFETO, c’est le plaidoyer qui permet qu’on recrute parallèlement aux programmes de l’Etat certaines sages-femmes pour pouvoir répondre à certains besoins », a souligné Mme Héloïse Adandogou.
           

Par ailleurs, la présidente de l’ASSAFETO et également présidente du Réseau des organisations de la société civile intervenant dans la planification familiale au Togo (ROSCI-SR/PF Togo) exhorte également à une formation de qualité des étudiantes dans les centres de formation. « Depuis la production, l’école de base, il faut être conséquent dans l’effectif qu’on recrute pour la formation parce qu’il y a quand-même des normes qui régissent la formation. Il faudrait que le ratio apprenant-formateur soit respecté. Il faut que le cadre physique réponde aux normes, il faut que l’outil didactique soit présent et que l’équipement soit au point en vue de l’acquisition de bons réflexes », a proposé Mme  Héloïse Adandogou d’Almeida.


Daniel

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