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Fin de l’opération de révision des listes électorales : Jean-Pierre Fabre, Me Agboyibo, Mme Adjamagbo, Aimé Gogué….ont reçu leur carte d’électeur / L’opposition abandonne le boycott pour se mettre en ordre de bataille pour le scrutin du 30 juin

Fin de l’opération de révision des listes électorales : Jean-Pierre Fabre, Me Agboyibo, Mme Adjamagbo, Aimé Gogué….ont reçu leur carte d’électeur / L’opposition abandonne le boycott pour se mettre en ordre de bataille pour le scrutin du 30 juin
Publié le : 24/05/2019 commentaire(s) (0)

Les militants de l’opposition qui avaient suivi bêtement l’appel au boycott de la C14 ont eu l’occasion de se faire enrôler du 16 au 19 mai dernier. Les centres de recensement étaient par endroits bondés de monde et par endroits déserts. Les leaders de la coalition se sont fait enrôler pour être électeurs et éligibles. L’opération s’est globalement bien déroulée mais certains responsables de la coalition ne semblent pas être satisfaits du déroulement. Certains ont voulu que l’opération soit prolongée indéfiniment. Le parti de Me Yawovi Agboyibo ne s’est pas privé d’appeler le G5 (Union Européenne, Allemagne, France, Système des Nations Unies, Etats-Unis d’Amérique) et le PNUD à intervenir auprès du pouvoir afin de poursuivre la révision jusqu’à 4 jours.

Dans un communiqué rendu public le CAR « a constaté un nombre insuffisant des kits, privant certaines localités de lieu de recensement, des pannes multiples révélées par plusieurs kits, une lenteur dans la délivrance de la carte d’électeur et un manque de carburant pour faire fonctionner les générateurs ». Pour l’ANC le pouvoir a mis en place une stratégie pour enrôler le moins possible ses militants qui ont délibérément choisi de suivre comme des moutons l’appel au boycott de la C14. Tout ce tintamarre des partis de l’opposition pour faire croire aux Togolais des inepties dont ils sont très ingénieux.

Mais seulement les responsables de la Coalition n’explique pas pourquoi ils avaient demandé à leurs militants de boycotter le recensement d’octobre 2018. Ce recensement était ouvert à tous les Togolais en âge de voter. Les leaders de la coalition savaient que ce recensement devrait couvrir les élections législatives, locales et présidentielles. Pourquoi avaient-ils alors appelé leurs militants à boycotter cette opération ?

La bienséance voudrait que les responsables de la coalition appellent leurs militants à se faire enrôler avant de boycotter les élections dont ils ne voulaient pas et participer aux élections qu’ils désirent. Mais croyant saboter le scrutin du 20 décembre, les responsables de la coalition ont échoué dans leur manœuvre.  Le recensement et les élections législatives du 20 décembre se sont bel et bien déroulés au grand dam de la coalition qui n’avait que ses yeux pour pleurnicher.

Et comme ils ont décidé de prendre part aux élections locales et communales, ils font encore du bruit en faisant croire que le recensement de trois jours, prorogé d’une journée était insuffisant. Et pourtant le gouvernement n’était pas obligé. Mais au non de l’apaisement le gouvernement a organisé cette révision afin de permettre non seulement aux militants d’être électeurs mais également aux leaders de la coalition d’être candidats.

Au lieu de s’organiser pour faire enrôler leurs militants, ils préfèrent comme d’habitude crier comme quoi les machines ont refusé d’enrôler ces derniers. Les pannes des machines étaient récurrentes lors du recensement de 2018 qu’ils ont boudé.

A la fin du recensement la Commission Electorale Nationale Indépendante avait prorogé de trois jours les opérations d’enrôlement mais à la fin, certains n’ont pas pu s’enrôler. Certains ont quitté Lomé pour aller vers les villages périphériques ou il n’y avait pas d’affluence pour se faire enrôler et faire le transfert dans leur centre de vote.

L’opposition aurait pu faire la même chose en invitant leurs militants à se rendre dans des centres de vote périphériques pour se faire enrôler et faire le transfert par la suite. Au moment ou les gens se bousculaient dans certains centres de vote à Lomé, à l’intérieur les agents recenseurs étaient désœuvrés parce qu’il n’y avait pas de monde.

Tout porte à croire que la révision des listes électorales s’est bien déroulée et les militants de l’opposition qui ne se sont pas fait enrôler lors du recensement de 2018, ont reçu leur carte d’électeur. Les récriminations de certains leaders de l’opposition qui font croire que des stratagèmes ont été mis en place pour faire enrôler le moins possible leurs militants sont des affabulations cousues sur le fil du rasoir.

Les pannes de machine constatées au cours de cette révision l’on été également lors du recensement d’octobre 2018. Ce qui est évident, c’est que les Togolais en âge de voter iront aux urnes pour choisir leurs conseillers municipaux le 30 juin prochain. Ce scrutin mettra fin à la gestion de nos communes par les délégations spéciales et relancera la politique de décentralisation.

Aliziou Dominique

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