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élébration de la journée internationale de la liberté de presse : LeTogo progresse et se hisse à la 6ème place des meilleurs pays de la liberté de presse en Afrique de l’Ouest

élébration de la journée internationale de la liberté de presse : LeTogo progresse et se hisse à la 6ème place des meilleurs pays de la liberté de presse en Afrique de l’Ouest
Publié le : 10/05/2019 commentaire(s) (0)

CLe monde entier célèbre, chaque 03 mai, la journée internationale de la liberté de la presse. Pour cette année 2019, le thème général retenu est « Medias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ». La journée a été marquée par la présentation du rapport sur l’état de la presse au Togo du 3 mai 2018 au 3 mai 2019 par l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) vendredi dernier au Relais de la Caisse à Lomé. Il s’est agi d’exposer les conditions de travail et de vie des professionnels des médias, d’évoquer les entraves au libre exercice du métier, puis de passer au peigne fin les différents dérapages enregistrés dans la corporation.

En 2019, au classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) publié chaque année depuis 2002, le Togo progresse de 10 places et occupe le 76ème rang sur 180 pays classés. Le Togo est ainsi le 6ème meilleur pays de la liberté de presse en Afrique de l’Ouest.
Selon RSF, « le Togo dispose d’un paysage médiatique foisonnant, mais les médias d’Etat peinent encore à fournir une véritable information de service public. La dépénalisation des délits de presse est acquise depuis 2004, et les organisations professionnelles de journalistes disposent d’une importante capacité de mobilisation pour défendre la presse lorsque cette dernière est attaquée. La situation de la liberté de la presse est toutefois fortement dépendante du contexte politique ».

À l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse de cette année, le Secrétaire général des Nations Unies a dans son message indiqué qu’il ne saurait y avoir de pleine démocratie sans accès à une information transparente et fiable. La liberté de la presse est la pierre angulaire de l’édification d’institutions justes et impartiales ; elle permet aussi de mettre les dirigeants devant leurs responsabilités et d’exprimer la vérité face aux puissants. Ainsi, quand les professionnels des medias sont pris pour cible, c’est la société toute entière qui en pâtit.

A cet effet, il demande à toutes et à tous de défendre les droits des journalistes, dont le travail aide à bâtir un monde meilleur pour tous. Le président de l’Observatoire Togolais des Medias (OTM), Aimé EKPE, pour sa part, a remercié les professionnels des médias et le gouvernement pour les efforts conjugués abattus faisant de la liberté de presse une réalité au Togo reconnue et saluée par les organisations internationales. 

« Au fil de l’année écoulée, le gouvernement, la HAAC (Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, l’OTM, les organisations de presse ont essayé, chacune à son niveau, de contribuer à l’enracinement de la liberté de la presse et à la professionnalisation du métier », a-t-il dit.

Il a, cependant, relevé quelques dérapages et manquements importants qui entravent les relations de confraternité entre les journalistes et entre les journalistes et les autres institutions. M. EKPE a également invité ses confrères des différents médias à œuvrer plus efficacement pour la création de véritables entreprises de presse car, seuls, des organes de presse économiquement solides et viables pourront sortir les journalistes de la précarité et de la misère dans lesquelles ils végètent depuis des lustres.

L’OTM appelle, par ailleurs, les organisations des médias, le gouvernement, les forces de l’ordre et de sécurité, la société civile, les partis politiques et les médias à une prise de conscience et au respect scrupuleux des règles garantissant la liberté de presse au Togo, puis à plus de collaboration entre les médias et les autres services. Il a, en outre, encouragé les organes de presse à travailler pour la mise en œuvre des recommandations des états généraux de la presse pour l’amélioration des conditions de vie des journalistes et pour la signature de la convention collective.

Mme Patricia ADJISSEKOU, la présidente de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), a de son côté insisté sur le respect des dispositions du Code de la presse et de la communication et celles du Code de déontologie des journalistes du Togo, seul moyen, selon elle, de sortir la corporation des difficultés qu’elle rencontre. Le ministre de la Communication, des sports et de l’éducation à la citoyenneté et au civisme, M. Foli Bazi Katari, a dans son message lu par son représentant, exprimé sa gratitude au monde médiatique pour sa contribution à l’enracinement de la démocratie et au rayonnement du Togo. Il a ensuite indiqué la volonté manifeste du gouvernent à œuvrer, à travers des projets, à la modernisation du métier du journalisme au Togo.

« Le chantier de la modernisation des médias publics ouvert par le gouvernement est en effet une illustration de la préoccupation susmentionnée et concerne tous les organes sans exception. A la TVT par exemple, en dehors du processus de mutation en office qui est en cours, il y a, entre autres, un auditorium et un studio numérique qui seront bientôt réceptionnés.

Sur le plan professionnel, plusieurs initiatives sont prises, à l’instar du projet de formation et d’appui au secteur de l’audiovisuel et des medias (PROFAMED-TOGO) ». Ceci dans l’objectif de renforcer les capacités et les compétences professionnelles des acteurs et professionnels des médias.

Daniel A.

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