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Des espèces protégées menacées d’extinction : Des hippopotames en danger dans les fleuves Mono et Oti

Des espèces protégées menacées d’extinction : Des hippopotames en danger dans les fleuves Mono et Oti
Publié le : 27/04/2019 commentaire(s) (0)

Ces temps de forte chaleur touchent de plein fouet presque tous les êtres vivants. Les espèces protégées semblent être les plus touchées car, la forte chaleur les oblige à sortir de leur biotope, et elles s’exposent du coup au danger. Ces espèces protégées, notamment les hippopotames qu’on retrouve dans les fleuves Mono et Oti au Togo, du fait du bas cru de ces fleuves, sont obligées de longer les berges pour se nourrir, là où justement jonchent des pièges des braconniers. D’ailleurs l’année dernière, deux trafiquants ont été arrêtés non loin du fleuve Mono et proche du parc de Tomety-Condji, après avoir tué un jeune hippopotame et enlevé ses dents. C’est donc une course contre la montre pour sauver cette espèce menacée d’extinction.

Du fait des changements de l’écosystème et des activités humaines, l’habitat des hippopotames se restreint chaque année un peu plus, tandis que le braconnage garde le cap. En effet, selon le ministère de l’Environnement et des ressources forestières, le Togo qui, dans les années 1990, comptait plus de 1000 hippopotames, n’en compte actuellement qu’à peine 300.

Les sensibilisations et autres actions de proximité se sont multipliées ces dernières années afin de freiner le phénomène. Au sud-est du Togo, à la lisière de la frontière avec le Bénin, les populations riveraines du fleuve Mono s’organisent pour mieux protéger ces hippopotames. L’espèce menacée peut contribuer à l’élargissement du patrimoine culturel pour alimenter le secteur du tourisme.

La conscience renaît avec l’extension des activités génératrices de revenus. Malgré ces sensibilisations, il existe encore des brebis galeuses. Dans la nuit du 08 mars 2018, douze (12) braconniers, munis d’armes artisanales, ont attaqué un hippopotame dans le canton de Sendomé, un site éco-touristique et fief de ces espèces menacées. L’hippopotame a été attaqué dans la zone d’Atikpatafo, juste à 500 mètres de la marre Afi.

Les gendarmes, les conservateurs et les forestiers de Yoto se sont mis à la disponible de l’Association pour la Conservation et la Valorisation des Marres aux Hippopotames (ACVM) pour que la loi soit appliquée dans cette affaire de braconnage afin de poursuivre les dix des douze braconniers, actuellement en fuite.

Le ministère public a déféré, le 12 mars 2018, les deux braconniers d’origine béninoise à la prison civile d’Aného où ils purgent une peine de 18 mois. Sur le plan international, une liste rouge des espèces menacées dans le monde est publiée par l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Cette liste actualisée recense plus de 3.000 espèces animales, dont l’hippopotame, et les place dans cinq catégories en fonction de leur rareté et donc de l’urgence de leur protection. Le dépouillement de cette liste montre qu’elle ne comporte que peu d’espèces à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, en comparaison du nombre d’espèces des autres parties du globe. Les dents d’hippopotame sont très demandées pour leur ivoire, alimentant ainsi le braconnage en Afrique, et le trafic vers l’Asie.

Le rapport de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) indique que c’est du fait de la disparition progressive de son habitat, de sa chasse pour la viande ou encore du braconnage pour ses dents, que l’hippopotame est classé comme vulnérable, et apparait ainsi sur la liste rouge des espèces menacées.

Au Togo, les hippopotames sont intégralement protégés. La détention, la circulation et la vente de trophées d’hippopotames sont punies par les articles 788 et 789 du nouveau Code pénal togolais. L’article 788 stipule que : «Est puni d’une amende de cent mille (100.000) à deux millions (2.000.000) de francs CFA et d’une peine d’emprisonnement d’un (01) à six (06) mois ou de l’une de ces deux peines, quiconque a chassé à l’intérieur des aires protégées

que le projet Reserve de Biosphère Transfrontière du Mono (RBTM), démarré en 2014, a permis la restauration de l’habitat des espèces menacées de disparition dans le monde.

A Sendomé, un site éco-touristique a été aménagé pour la conservation des hippopotames.

Le site d’Afito se trouve dans cette réserve du Mono reconnue par l’UNESCO le 14 juin 2017, faisant du projet RBTM, une réussite plus tôt que prévu.

JPB avec EAGLE-Togo




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