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De l'UL à l'esplanade du Palais des Congrès de Lomé : L'acte 1 du FESMA tient toutes ses promesses

De l'UL à l'esplanade du Palais des Congrès de Lomé :  L'acte 1 du FESMA tient toutes ses promesses
Publié le : 12/05/2022 commentaire(s) (0)

La 1ère édition du Festival  de la promotion de la gastronomie et de l’art culinaire de l’Afrique  dénommé : «FESMA» ou « Festival la Marmite », a été officiellement lancé mardi 10 mai 2022 à l’auditorium de l’université de Lomé par un colloque international. Les travaux de cet événement qui a réuni des experts gastronomiques d’Afrique et d’ailleurs, sont ouverts à travers une cérémonie présidée par le ministre de la Culture et du Tourisme, Kossi Gbényo LAMADOKOU en présence du 1er Vice-président de l’Université de Lomé, Komla Batawila et  d’éminentes personnalités nationale et internationale.  

Placé sous le thème général : «Cuisine africaine : les enjeux du consommer local et les nouveaux modes d’alimentation» ce festival de Lomé qui bat son plein sur l’esplanade du palais des congrès de Lomé fera  découvrir durant cinq jours au grand public, la qualité et les valeurs de la cuisine togolaise et africaine, valoriser les savoir-faire culinaires des régions du Togo et amener les acteurs de la chaîne alimentaire de la ferme à l’assiette à fédérer leurs efforts pour assurer aux populations africaines, une meilleure alimentation.
 

Dans son allocution de circonstance, le ministre chargé de la Culture et du tourisme, a salué la tenue de cet événement culturel. Pour lui, il s’agit d’une idée originale qui vient renforcer le projet de promotion de la consommation locale lancé par le gouvernement.  

« Ce festival entre dans la droite ligne de la volonté du Chef de l’Etat de promouvoir la culture togolaise et d’en faire le socle de son développement. Il épouse également les orientations de la feuille de route gouvernementale dans son projet 19, qu’on entend valoriser le secteur de la culture et du tourisme, développer une offre touristique et de loisirs.

Ce festival renforce par ailleurs la volonté du gouvernement de promouvoir la consommation locale en mettant en avant la chaîne de production culinaire de notre pays », a-t-il laissé entendre.  

Le ministre n’a pas manqué de réitérer la volonté du gouvernement à soutenir ce festival dont l’ambition est de faire rayonner la culture togolaise à travers l’art culinaire. « Compte tenu des enjeux gagnants de cette initiative, le gouvernement par ma voix, souhaite vivement que cet événement connaisse un véritable succès, et que ce succès soit consolidé par les nombreuses expériences dans le domaine pour les prochaines éditions, afin d’en faire un événement à inscrire dans l’agenda périodique culturel de notre pays », a ajouté le ministre.  

Evoquant l’importance du colloque au début des travaux, le représentant du Président de l’Université de Lomé, indique qu’il est une opportunité de croiser les regards sur le couple ‘’science et gastronomie’’ en Afrique.

« L’objectif général, c’est de faire dialoguer plusieurs disciplines, de croiser plusieurs regards scientifiques de l’art gastronomique. Spécifiquement, il s’agit de comprendre les enjeux économiques, juridiques et sanitaires et socioculturels, de contribuer à l’amélioration du cadre gastronomique et au renforcement de capacités de gouvernance locale en Afrique. Cette rencontre permettra également de suggérer des approches à mettre en œuvre pour promouvoir la gastronomie africaine », a expliqué M. Batawila.

A en croire Jean-Paul Agbo, président du comité d’organisation, ce colloque vise à  repenser véritablement avec les scientifiques la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation.
 

« Nous avons choisi de rassembler dès le début de ce festival dédié à la marmite, la communauté scientifique avec des amateurs venus de plusieurs disciplines, pour réfléchir sur les enjeux contemporains de la gastronomie africaine. Manger en effet reste pour des millions de personnes à travers le monde, un luxe qui ne nécessite que peu de réflexions en raison de l’absence de choix. Il est donc nécessaire de repenser véritablement la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation, en mettant au cœur de notre réflexion, la santé, et la satisfaction des besoins alimentaires de l’humanité », a confié Jean-Paul Agbo.

En effet les différentes communications lors dudit colloque ont été axées d’une part sur les enjeux identitaires, patrimoniaux, culturels et de santé puis d’autres part sur ceux du droit, normes et économiques de la gastronomie.

Il s’agit de quatre panels subdivisés en vingt sous-thèmes notamment :
panel 1,( gastronomie et patrimoine culturel). Thèmes « Les arts de de la table en littérature togolaise»; « Gastronomie et représentations du bien manger à Lomé» ; « gastronomie et révolution» ; « Mets locaux et habitudes alimentaires : comment concilier tradition et modernité» et « Alimentation à Lomé : vers une construction identitaire autour du gnatou?» .
Panel 2, (identité et santé): thèmes « De la fourche à la fourchette : transformations identitaires gastronomiques et santé des populations de Cotonou»; «Gastronomie et santé : entre structure sociale et logiques de consommation»; « La consommation du vin par les ouvriers : rituel gastronomique et risques sanitaires»; « Les enjeux de la transition alimentaire et nutritionnelle au Togo» et « Les alicaments : gastronomie et enjeux sanitaires».
Panel 3 (Discours, droit et normes): thèmes « Gastronomie et droit, mélange sucre salé»; « Gastronomie et raison diététique» ; « Normes juridiques et sécurité»; « Analyse du discours autour de la gastronomie togolaise»  et « Gastronomie et normes».
Panel 4 ( Économie de la gastronomie): thèmes « La gastronomie et les marchés de la restauration»; « Gastronomie et modèles économiques»;  «La gastronomie en côté d’ivoire : entre richesses patrimoniales et business florissants»; « Gastronomie et ville durable» et « Consommation togolais : enjeux et stratégies pour une plus-value des produits locaux» .


FESMA d’après son promoteur se veut également un rendez-vous régulier et incontournable pour les acteurs de la chaîne alimentaire.  

« Le FESMA est une occasion pour nous de célébrer, l’existant, d’encourager le brassage de la culture gastronomique et de promouvoir une alimentation saine pour nous et surtout pour nos enfants (…) Nous ne sommes qu’au premier acte d’un événement périodique qui je l’espère sera le rendez-vous incontournable des acteurs de la chaîne alimentaire africaine et mondiale dans quelques années », a insisté le promoteur.  

Pour rappel, le FESMA se poursuit sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé avec la participation d’une centaine 100 d’exposants (chefs cuisiniers, restaurateurs, hôteliers, producteurs, transformateurs, industriels, distributeurs).  

Daniel A.

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